L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a renouvelé, ce lundi 9 février 2026, son avertissement à l’endroit des anciens hauts cadres de l’État. L’organisme rappelle que toute personne ayant occupé une fonction publique de premier plan est tenue, à la fin de son mandat, de déclarer l’ensemble de ses biens, conformément aux exigences de la loi.
Cette mesure concerne notamment les ex-ministres, les responsables politiques, les directeurs généraux et les membres de cabinets qui ont récemment quitté leurs postes. Selon la législation en vigueur, ces anciens responsables disposent d’un délai de trente jours pour régulariser leur situation en déposant leur déclaration de patrimoine auprès du greffe du Tribunal civil compétent.
Pour l’ULCC, cette obligation s’inscrit dans une logique de transparence et de moralisation de la vie publique. Elle permet de mieux encadrer la gestion des fonds de l’État et de lutter contre les dérives liées à l’enrichissement illicite. L’institution estime qu’il s’agit d’un pilier essentiel de la bonne gouvernance.
L’organe anticorruption souligne également que cette démarche vise à renforcer la confiance entre les citoyens et les autorités publiques, souvent mise à mal par des scandales répétés. En obligeant les dirigeants à rendre compte de leur situation patrimoniale, l’État envoie un signal fort en faveur de la responsabilité et de l’éthique.
Toutefois, le non-respect de cette formalité n’est pas sans conséquences. La loi prévoit des sanctions administratives et pénales à l’encontre des contrevenants. Une retenue sur les émoluments peut être appliquée jusqu’à la production de la déclaration, et toute fausse information peut donner lieu à des poursuites judiciaires.
Miracson MONDESIR


